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16.02.2008
DEBAT A LA FAC DE DROIT DE LA COURONNE
On peut maintenant espérer que le débat sur les discriminations faites aux gens du voyage aura lieu fin mars vraisemblablement le 21.
Ce débat doit réunir les 3 associations charentaises défendant les gens du voyage, la FNASAT ( organe national représentatif des gens du voyage ) un représentant de la Halde ( la Haute Autorité contre les Discriminations ) et un ou deux parlementaires. J.C Viollet qui a participé à la commission nationale sur les gens du voyage et/ou Martine Pinville. Et Bien entendu notre vice président national Malik Salemkour qui a toujours combattu ces discriminations.
Ce débat aura lieu en partenariat avec l'Association des Étudiants en Droit et Sciences sociales de la Couronne qui nous reçoivent et l'Association du Centre des Alliers
Le but de ce débat étant l'abrogation du titre de circulation, qui remplace, pour les gens du voyage, notre carte d'identité, qu'ils doivent faire viser tous les trois mois avec toutes les humiliations et suspicions qui en découlent.
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UN EXPULSE ...LIBERE
le 30 janvier au petit matin , la B.A.C (Brigade anti-criminalité) est venue appréhender à son domicile un jeune turc de 25 ans Erol Altinbas, qui faisait l'objet d'une OQTF (obligation de quitter le territoire français) délivrée en août, et contre laquelle il n'avait pas fait de recours. Par méconnaissance sans doute.
Erol est entré avec un visa d'un an dans l'Espace Schengen et vivait depuis cinq ans en France avec une jeune femme turc de son âge qui possède un visa de 10 ans et avec qui il s'est marié religieusement. De cette union est né un enfant âgé de 7 mois à ce jour. On peut ajouter qu'Erol avait demandé à plusieurs reprises d'être régularisé, mais au motif vraisemblable des quotas il n'a essuyé que des refus.
Aussitôt alerté le Comité de soutien des sans papiers, comprenant 17 associations caritatives, a occupé l'Hôtel de police d'Angoulême et a sollicité la bienveillance du préfet pour que cette jeune famille ne soit pas séparée.
En violation flagrante avec la Convention Internationnale des Droits de l'Enfant plus précisément l'art 9 qui interdit qu'un enfant soit séparé de ses parents, laquelle Convention à force de loi et s'impose donc aux juridictions françaises, Erol a été expédié vers le Centre de rétention de Bordeaux pour y être expulsé.
Ayant refusé d'embarqué il a comparu aussitôt devant un juge correctionnel qui l'a libéré, mais condamné à trois mois de prison assortie du sursis.
L'obligation de quitter le territoire court toujours et nous avons demandé au préfet de reconsidérer son cas. Il a promis de le régulariser s'il apporté un contrat de travail validé par la DDTE. Il a aussi reconnu l'action du Comité de soutien et souhaité que les cas soient examinés en commission dès que les dossiers seraient transmis par le collectif.
C'est une véritable avancé s'il y a derrière une ...véritable promesse.
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